San Blas : une expérience unique hors des sentiers battus

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Vous aimez sortir des sentiers battus? Aller à la rencontre du peuple autochtone des Gunas vous intrigue? Dormir dans un bâtiment rustique ne vous effraie pas? Une journée sur l’une des 365 îles de San Blas c’est pour vous! Un petit coin de paradis vous y attend si vous être prêt pour l’aventure.

La route : là où tout commence

Notre guide nous a donné rendez-vous à notre hôtel à 5 h du matin. C’est à bord d’un 4×4 que se fera la route puisqu’il est obligatoire d’avoir ce type de véhicule pour se rendre à destination. Après avoir quitté Panama City et fait un arrêt à l’épicerie, nous avons entamé la dernière portion de la route sur un chemin pavée, mais lourdement endommagée. Pendant plus d’une heure, nous avons cahoté sur la route sinueuse pour nous rendre au port.

Vous préférez vous y rendre avec votre véhicule? Sachez que les guides ne badinent pas avec les non-habitués. Un touriste a dépassé trois véhicules conduits par des guides de la région. Quand celui-ci a dû s’arrêter à la frontière, il a été interpellé par les agents qui avaient été informés de la situation. Je ne sais pas comment s’est terminé son histoire, mais il était de toute évidence dans le trouble.

Nous avons vu également un conducteur peu expérimenté qui s’est embourbé sur les côtés de la route en essayant d’éviter les trous.

À la lumière de notre expérience et bien qu’il soit possible de s’y rendre par ses propres moyens, je ne peux que vous encourager fortement à utiliser les services d’une agence afin de vous éviter bien des soucis.

Nous vous recommandons l’agence Tao 365.

Tout le monde à bord!

Aussitôt arrivés au port, aussitôt nos bagages ont été chargés et nous avons entrepris le dernier segment du voyage en bateau à moteur.

Après 45 minutes, nous arrivons finalement à destination :  l’île Narasgandup Bibi où nous sommes accueillies par une dizaine d’enfants souriants qui profitent du beau temps pour se baigner à proximité du quai.

On s’installe dans nos quartiers

Nous avons réservé deux cabines en bordure de mer. Les installations sont rustiques, propres et offrent une vue imprenable de la mer. Des murs de bambous font office de murs et le toit est constitué de branches de palmiers. À ma grande surprise, aucun de mes fils ne se plaint des conditions minimalistes. C’est bon signe!

Les Kunas protègent ses terres contre le tourisme de masse. Ainsi, vous ne trouverez que quatre habitations pour les voyageurs dans cette portion de l’île.

On découvre l’île

L’île est petite. Très petite. J’estime qu’elle a la grandeur d’un terrain de football. Le village est habité et pendant notre exploration nous pouvons en apprendre un peu plus sur le mode de vie de ce peuple. Le peu d’électricité disponible provient de quelques panneaux solaires. Malgré ces conditions minimalistes, on peut voir ici et là des gens qui consultent leur cellulaire. Cet anachronisme surprend.

Les repas

Derrière une porte close, nos hôtes s’affairent à nous cuisiner des repas simples et copieux qui nous seront servis sur une terrasse surplombant la mer. Pendant notre séjour, on nous servira un ragoût de fruits de mer pour dîner et du poisson frit pour le souper. Le déjeuner sera un heureux mélange d’œufs, de saucisse hot-dog et de galette de maïs.

Bien que l’île compte un bar, il faut apporter de l’eau et des jus pour la durée du séjour.

Les activités

Notre forfait incluait la visite de deux autres îles. Nous avons ainsi pu faire de l’apnée dans des eaux cristallines à deux endroits différents. Une activité qui a grandement plu à ma famille.

Vous êtes des amateurs de la Casa de Papel? Sachez qu’il existe des forfaits pour s’arrêter sur l’île où Tokyo et Rio se sont cachés après le premier braquage.

Pendant nos déplacements, nous sommes à même de constater l’interdépendance des îles. Sur l’une, se trouve la « quincaillerie », sur l’autre la station d’essence, etc. Chaque arrêt est donc un moment privilégié pour en découvrir un peu plus sur ce peuple. Cette brève incursion dans le monde des Gunas a été enrichissante. On n’est pas près d’oublier ce séjour.

Bon à savoir

  • Apporter le minimum de bagage.
  • Un sac étanche est très utile afin d’éviter que vos effets personnels ne soient mouillés. Un sac de poubelle fera l’affaire.
  • On ne parle que très peu l’anglais sur les îles. Quelques notions de base d’espagnol seront très utiles.
  • Apporter de l’argent américain. Il y a parfois des frais supplémentaires (ex. frais d’utilisation de la plage, location de matériel, etc.).

Sophie Simoneau

Sophie Simoneau

Sophie Simoneau, mère de trois garçons, GO de la famille, grande voyageuse dans l’âme, c’est principalement avec une roulotte attelée à sa voiture qu’elle sillonne le Canada et les États-Unis en famille. Un budget restreint ne l’arrête pas : elle connaît plus d’un truc pour trouver des rabais qui lui permettront d’assouvir sa soif du voyage et de transmettre cette passion à ses enfants.

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