5 choses incontournables à faire en famille à Vancouver

Quels voyages peut-on faire en pleine pandémie? Stéphanie et Marilaine ont profité de l’été 2020 pour mettre le cap vers l’ouest! Elles ont fait de Vancouver le terrain de jeux de leur famille, chacune à leur façon.

Sans le savoir au moment d’acheter leurs billets d’avion, nos deux collaboratrices ont, à quelques jours d’intervalle, atterri à Vancouver. Elles ne s’y sont pas croisées, mais ont chacune vécu une foule d’expériences mémorables avec leurs enfants âgés de 7 à 12 ans.

Recommandent-elles Vancouver comme destination? Absolument! Lisez leurs témoignages pour vous en convaincre.

Voici 5 de leurs coups de cœur à Vancouver. (Elles vous en donneront d’autres avec plaisir si vous les questionnez en commentaires!)

La Place du Canada est un des principaux lieux touristiques de Vancouver.

Stanley Park, lieu de découvertes

Sans conteste, Stanley Park est le lieu le plus populaire de Vancouver! Il est envisageable d’y passer une journée entière sans risquer de s’ennuyer. On peut traverser des jardins impressionnants et s’arrêter devant un ensemble de totems, marcher le long de la grève et se faire dorer sur la plage, taquiner les bernaches et visiter un aquarium, observer le célèbre Lions Gate Bridge et profiter d’un des nombreux points de vue…

Marilaine a choisi Stanley Park comme premier lieu à visiter à Vancouver. Et quoi de mieux que le vélo pour dépenser de l’énergie tout en maximisant ce qu’on peut y découvrir! Pour pleinement profiter de cette expérience avec ses garçons qui ne maîtrisent pas l’anglais, elle s’est offert pour un après-midi le luxe des services d’un guide francophone, Nardo, de Explore Your Vancouver, qu’elle recommande chaudement.

Stanley Park se visite bien à vélo.

Près de l’entrée du parc, de nombreuses entreprises offrent aussi la location de vélos pour ceux qui souhaiteraient s’y rendre en solo. C’est justement ce qu’a fait Stéphanie avec ses enfants. Elle a loué trois vélos pour la journée à English Bay Bike Rentals et a fait le tour du parc. Elle s’est arrêtée manger le midi au superbe restaurant Stanley’s Bar and Grill. Bon à savoir : il y a un menu pour enfants, à prix abordable. Vers la fin du trajet, ils se sont rafraîchis à la jolie plage Second Beach.

Le bateau comme moyen de transport et Granville

False Creek est un bras de mer qui pénètre dans Vancouver et fait partie intégrante de la ville. Pour les familles, c’est l’endroit idéal pour faire un tour de bateau à bas coût. Deux compagnies principales assurent un service de taxi efficace, avec une dizaine de quais où accoster. Le bateau est d’ailleurs le moyen de transport par excellence pour se rendre à Granville Island. Elles ont testé False Creek Ferries et Aquabus.

Les tarifs, similaires pour les deux compagnies, varient en fonction de la distance et du forfait, et on peut payer directement à bord. Elles ont été impressionnées par la qualité du service et par l’enthousiasme de tous les capitaines de bateau qu’elles ont rencontrés. Les petits bateaux de False Creek Ferries semblent tous droits sortis d’un film pour enfant, tandis que ceux d’Aquabus sont des plateformes bien aménagées pouvant notamment accueillir les vélos.

Le bateau-taxi est le moyen par excellence pour se déplacer dans les environs de False Creek.

En se promenant dans False Creek, on ne peut manquer Granville Island. Centrale, agitée, cette petite île est reconnue pour son marché public, où se côtoient locaux en quête de produits fins ou frais et touristes à la recherche de cadeaux ou de gâteries. Elle compte aussi de nombreux restaurants et boutiques, ainsi que des vues imprenables sur la ville. N’oubliez pas de faire un arrêt à l’emblématique Granville Island Toy Company, un magasin qui regorge de toutes sortes de jouets pour les petits et les grands enfants!

À chacun sa plage

Située au bord de l’océan Pacifique, Vancouver n’est peut-être pas une destination soleil, mais on peut assurément y trouver des plages paradisiaques en pleine ville. La plus populaire, qui borde le centre-ville, est sans aucun doute English Bay Beach. C’est d’ailleurs la préférée de Stéphanie, située à moins de 5 minutes à pied de son appartement loué avec Airbnb. C’est l’endroit parfait pour observer les couchers de soleil, avec un inukshuk géant en premier plan!

Un inukshuk géant marque l’extrémité d’English Bay.

Pour s’éloigner des foules, Marilaine recommande d’aller du côté sud de la baie de Burrard, vers les quartiers Kitsilano et West Point Grey. Là se trouvent des plages fréquentées par les locaux, offrant des vues imprenables sur la ville et des couchers de soleil inoubliables. Son coup de cœur, Jericho Beach, est peuplée de lapins noirs curieux! Ils se tapissent sous les bosquets, incluant les nombreux mûriers dont on peut cueillir les fruits en août pour s’en faire une collation. On peut se rendre jusqu’au bout du quai – ou courir sur le rempart de rochers – pour apercevoir des phoques et être épaté par les immenses crabes pêchés par des locaux en quête d’un savoureux repas.

Le port et la vieille ville

Visiter une ville au bord de l’océan sans visiter son port, c’est chose impensable! Le port de Vancouver a une particularité qui a fait le bonheur du fils de Stéphanie : on y voit décoller et atterrir plusieurs hydravions. Marilaine et ses enfants ont pour leur part été impressionnés par l’attraction multisensorielle FlyOver Canada.

Quelques incontournables dans Gastown et ses environs : la Place du Canada, dont le bâtiment ressemble à un grand bateau toutes voiles sorties, la flamme olympique et la balade le long du port. Ne manquez pas l’horloge à vapeur dans la vieille ville : son mécanisme est fascinant à observer! En plus de voir la fumée sortir, vous y entendrez une jolie mélodie quelques fois par heure, parfois avec un décalage de quelques minutes entre les aiguilles et les chiffres!

L’horloge à vapeur marque le temps en chantant dans Gastown.

Une bonne adresse pour manger : pour les fans de vintage et d’originalité, arrêtez-vous au Old Spaghetti Factory. On peut y manger de bons plats à prix abordable dans un tramway d’époque! Les enfants de Stéphanie y auraient passé la journée au complet.

Une microbrasserie pour bien terminer la journée

Ça brasse à Vancouver! Les microbrasseries offrent toute une gamme de produits et d’expériences. On les trouve partout en ville et la sélection de bières est alléchante! Après une grosse journée avec les enfants, c’est l’endroit parfait pour une pause bien méritée.

Le quartier Mount Pleasant, au sud-est de False Creek, compte plusieurs adresses de choix. C’est là que Marilaine s’est arrêtée avec ses garçons, hésitant entre trois brasseries avec terrasse qui lui avaient été recommandées : Electric Bicycle Brewing, R&B Ale & Pizza House et Faculty Brewing Co. Lorsque c’est achalandé, on laisse son numéro de téléphone et on visite le quartier en attendant l’appel.

Marilaine a testé la Faculty Brewing Co., où l’ambiance est joyeuse et le service sympathique. Les enfants sont les bienvenus, même si aucune boisson non alcoolisée n’est offerte… sauf le kombucha. Comme dirait son plus jeune fils, «ça rend le bedon flagada»! On peut toutefois apporter de la bouffe de l’extérieur. On recommande Manna Sushi, juste à côté, avec ses succulents plats japonais à emporter qu’on peut commander en ligne en buvant sa bière.

Personne ne devrait quitter Vancouver sans avoir dégusté une bière locale et du sushi! Par ailleurs, plus près de chez nous, Nathalie Gemme a publié son top 10 des plus belles terrasses de microbrasseries. On attend l’article sur les restos de sushi au Québec!

Vancouver est une destination parfaite pour les familles.

Comment se rendre à Vancouver?

Stéphanie et Marilaine ont effectué un vol direct reliant Montréal à Vancouver. Marilaine a profité des bas prix estivaux offerts par Air Transat, avec sa politique de flexibilité quant aux annulations. Stéphanie a voyagé avec Air Canada qui offrait à l’été 2020 des tarifs similaires, avec des options de réservations souples. Il était alors possible d’obtenir des billets aller-retour pour moins de 500$, tous frais compris. Une aubaine!

Avec la pandémie, mieux vaut s’assurer de pouvoir annuler ou reporter un voyage à la dernière minute. Pour magasiner efficacement des billets d’avion, Marilaine propose par ailleurs des trucs pour trouver des vols pas cher.

Si vous planifiez visiter Vancouver, pourquoi ne pas en profiter pour vous éloigner de la ville pendant quelques jours? Vous apprécierez les nombreuses possibilités d’escapades dans les environs! Consultez les coups de cœur de nos collaboratrices à Whistler et sur l’île de Vancouver.

Notre série d’articles sur l’Ouest canadien :




Pourquoi visiter Vancouver en 2021?

Où les Québécois peuvent-ils voyager en pleine pandémie de COVID-19, alors que les frontières sont fermées? À Vancouver!

La ville de Vancouver et l’île de Vancouver sont des destinations extraordinaires pour les familles qui souhaitent s’évader de leur quotidien. En prenant toutes les mesures nécessaires pour ne pas s’exposer au coronavirus et pour ne pas le transmettre à d’autres, on peut profiter d’un séjour mémorable à l’autre bout du pays.

Deux de nos collaboratrices y sont allées à l’été 2020. Elles témoignent.

Marilaine Bolduc-Jacob

Maman de Manu, 12 ans, et de Louka, 11 ans

La dernière fois que j’avais mis les pieds en Colombie-Britannique, c’était lors de mon voyage de noces qui a duré près d’un an… en 2002! Il me tardait d’y retourner. Ne pouvant franchir les frontières sans risque accru et sans me soumettre à une quarantaine, j’ai acheté les billets d’avion qui m’amèneraient le plus loin possible!

Mes garçons sont des voyageurs aguerris. C’est donc sans mon mari qui avait du boulot à abattre que je me suis lancée sans crainte dans cette aventure en maman solo avec mes deux préados! Cette escapade dans la ville de Vancouver et sur l’île de Vancouver m’a permis de souligner avec mes garçons leur passage de l’enfance à l’adolescence, à un moment où ils avaient bien besoin de changer d’air! Et moi aussi. Je recommande chaudement ces destinations accessibles et faciles, même pour les voyageurs inexpérimentés.

Marilaine et ses enfants

Stéphanie Dorémus

Maman de Mathieu, 10 ans, et de Justine, 7 ans

Ça faisait deux ans que je rêvais de partir en Colombie-Britannique en famille. À l’époque, j’avais consulté quelques guides touristiques et listé différents lieux que je voulais voir. Avec le contexte actuel, les prix des logements Airbnb et des billets d’avion sont plus bas, il n’y a pas de quarantaine à l’aller ni au retour et il y a moins de touristes. Pour moi, il était évident que c’était le moment où jamais de partir là-bas !

Billets d’avion en poche, nous voilà partis, mes enfants et moi, deux semaines, dans une province qu’il nous tardait d’explorer! Au programme : 4 jours dans la ville de Vancouver, 4 jours sur l’île de Vancouver et 4 jours à Whistler, avec un petit décroché de quelques jours par Calgary pour finir les vacances. Timing idéal quand on voyage avec des enfants et qu’on ne veut pas passer son temps à courir. Donc un peu de ville, un peu de plage et un peu de montagne, comme ça, tout le monde est content!

Stéphanie et ses enfants

Vous avez des questions sur Vancouver ou sur les voyages en famille?Écrivez-nous en commentaire!

Notre série d’articles sur l’Ouest canadien :




7 activités en famille à ne pas manquer sur l’île de Vancouver

Se rendre sur l’île de Vancouver en bateau est une aventure en soi! On monte à bord d’un traversier gigantesque, on se laisse porter en appréciant la vue sur les montagnes et les îles, et on relie ainsi en moins de deux heures Victoria ou Nanaimo à partir de Vancouver.

Nos collaboratrices Stéphanie et Marilaine l’ont toutes deux expérimenté. Sans se concerter, elles ont parcouru un itinéraire semblable, chacune seule avec leurs deux enfants.

Est-ce que la Colombie-Britannique est une bonne destination pour les familles québécoises? Même en pleine pandémie, oui! Consultez leurs témoignages pour en savoir plus sur Vancouver et sur Whistler.

Elles partagent ici 7 de leurs coups de cœur sur l’île de Vancouver. (Elles en ont encore plus : questionnez-les en commentaires pour en connaître d’autres.)

L’île de Vancouver, c’est une diversité de paysages magnifiques.

Faire une randonnée sur la Wild Pacific Trail

Prenant naissance à Ucluelet, dans l’ouest de l’île de Vancouver, la Wild Pacific Trail vaut le détour! Extraordinairement bien aménagé, ce sentier facile de 2,5 km offre de nombreux points de vue sur l’océan et de quoi divertir les enfants et les adultes pendant de longues minutes. Beau temps ou nuageux, cet endroit a une atmosphère unique!

On peut grimper à de gros arbres tortueux, observer de gigantesques limaces, faire un pique-nique sur un des innombrables bancs faisant face à l’océan et se rendre jusqu’à un phare. Juste avant le coucher du soleil, Marilaine a pu faire la rencontre de familles de cerfs.

Les arbres tortueux de la Wild Pacific Trail donnent une autre dimension à la randonnée!

Découvrir Victoria à pied

Bâtiments patrimoniaux, jardins colorés, espaces verts, art urbain, port animé… Impossible de ne pas tomber sous le charme de la capitale de la Colombie-Britannique. Le centre-ville de Victoria se visite aisément à pied. C’est le temps de sortir vos appareils et de proposer un safari photos, à la recherche des lieux les plus photogéniques.

On a d’ailleurs eu beaucoup de plaisir avec nos garçons dans Fan Tan Alley, la rue la plus étroite du Canada, située au cœur du quartier chinois. La visite du touristique Fisherman’s Wharf, avec ses bâtiments peints de couleurs vives et construits à même les quais, peut être suivie d’une marche au hasard des rues du quartier James Bay avec ses demeures coloniales à faire rêver, puis de la traversée de l’immense parc Beacon Hill. C’est là où commence l’autoroute transcanadienne, soit le kilomètre 0 de cette route qui traverse le pays d’ouest en est.

Dans Fisherman’s Wharf, les trottoirs sont des quais!

Voir la nature de près en bateau

Sur l’île de Vancouver, les possibilités d’expéditions sur l’eau sont innombrables. Déjà, la vaste majorité des visiteurs arrivent par traversier, d’où la vue tant de la côte que des îles est époustouflante. Partout sur l’île de Vancouver, des croisières sont offertes pour apercevoir les baleines et d’autres animaux marins.

C’est en kayak, juste avant le coucher du soleil, que Marilaine a choisi de faire une expédition. Bon, elle n’a pas aperçu grand-chose, ses deux garçons peinant à garder le silence plus de quelques secondes, mais des colonies de phoques se font dorer sur les rochers tout près et l’eau est si claire qu’on peut apercevoir de grosses étoiles de mer colorées.

Sur terre comme sur l’eau, l’île de Vancouver est spectaculaire!

Choisir un point de vue imprenable

Pour embrasser le paysage du regard, ce ne sont pas les points de vue qui manquent sur l’île de Vancouver! Les possibilités de randonnée sont innombrables, avec une multitude de sentiers permettant d’explorer le relief montagneux couvert de forêts. Sortez des sentiers battus et vous aurez la vue pour vous seuls!

Secret bien gardé: Marilaine a réalisé avec une locale la randonnée facile de Stoney Hill Regional Park, entre Victoria et Nanaimo. Le sentier, peu fréquenté, traverse différents types de forêts et culmine sur des points de vue spectaculaires. Toute la famille a adoré!

Sur l’île de Vancouver, on peut aussi sortir des sentiers battus pour apprécier la nature!

Traverser l’île d’est en ouest

Pas besoin de traverser le globe pour voir des paysages spectaculaires! Il suffit de traverser l’île de Vancouver entre Nanaimo et Tofino. Attachez votre ceinture à l’ouest de Port Alberni! La route en lacets bien emmêlés se fraie un chemin à travers les montagnes, y allant de montées vertigineuses et de descentes époustouflantes. Des pics enneigés même en plein été, des lacs cristallins bordés de conifères, des falaises escarpées de part et d’autre de la route.

La distance pour traverser l’île sur sa largeur paraît courte à vol d’oiseau, mais il faut compter facilement trois heures. L’expérience de conduite vaut chaque virage!

Traverser l’île de Vancouver d’est en ouest est une expérience vertigineuse!

Mettre les pieds dans le sable

L’océan est glacial, même en été. Le vent soulève parfois le sable. Les vagues sont le terrain de jeu des surfeurs et non celui des baigneurs peu expérimentés. Pourtant, il fait bon se poser sur une des plages de l’île de Vancouver.

Les plages dans les environs de Tofino sont d’une beauté à couper le souffle, avec pour la plupart des pointes rocheuses qui pointent hors de l’eau, certaines étant couvertes de végétation. Elles sont également le lieu idéal pour les amateurs de cerf-volant. Stéphanie et ses enfants ont bien profité du vent, qui ne faiblit presque jamais!

Les plages les plus populaires, comme MacKenzie Beach, sont envahies en été. Pour un bout de plage juste à soi, Marilaine et Stéphanie ont opté pour Long Beach, vaste étendue de sable qui porte bien son nom, dans la Réserve de parc national Pacific Rim, entre Tofino et Ucluelet. Les avions qui volent à très basse altitude pour atterrir dans le petit aéroport tout près offrent des intermèdes saisissants.

À Long Beach, on a presque la plage pour soi!

Prendre le temps de se poser à Tofino ou à Ucluelet

Ne rien faire en voyage? Avec des enfants qui ont constamment besoin d’être divertis? Sans écran. C’est possible, et même agréable!

À Tofino, posez-vous au bout du quai pour observer les hydravions atterrir et décoller. C’était l’activité préférée du fils de Stéphanie. À la fin d’une journée à la plage, allez observer le coucher du soleil au joli port d’Ucluelet, un des endroits préférés de Stéphanie.

À Tofino, les hydravions décollent et atterrissent sur fond de carte postale!

Comment se rendre sur l’île de Vancouver?

Pour se rendre sur l’île de Vancouver, la plupart des visiteurs prennent un traversier de BC Ferries à partir d’un des deux terminaux près de Vancouver. Si vous souhaitez monter à bord avec un véhicule, mieux vaut réserver, surtout en haute saison. Marilaine a préféré prendre les transports en commun très efficaces à Vancouver, puis louer une voiture rendue sur l’île, une option beaucoup plus économique et sans tracas.

Pour magasiner efficacement des billets d’avion pour Vancouver, Marilaine propose par ailleurs des trucs pour trouver des vols pas cher.

Un séjour en famille dans l’Ouest canadien est inoubliable! Découvrez les coups de cœur de nos collaboratrices.

Notre série d’articles sur l’Ouest canadien :




Trottinettes électriques à Montréal: on a testé Lime en France

Les trottinettes électriques en libre-service
arrivent à Montréal à l’été 2019! Implantées en moins de 2 ans dans quelque 150
villes à travers le monde, elles connaissent un succès fulgurant… et causent
certains irritants. Lors d’un récent voyage à Paris et à Lyon, j’ai testé pour
vous les trottinettes Lime-S, celles-là même que vous verrez rouler sous peu à
Montréal, première ville canadienne à les accueillir.

Après 12 trajets à trottinette totalisant plus
de 5 heures et 46 km pour 67 euros (environ 100$) – et survivant à 1 accident
–, voici le récit de mon expérience.

Première balade en trottinette électrique à Paris.

Pratiques

Je n’ai pas longtemps boudé mon plaisir en
France! Elles sont partout, accessibles, invitantes. On en compterait
actuellement 20 000 à Paris et on projette que leur nombre doublera d’ici la
fin de l’année 2019. En un an seulement, les trottinettes électriques sans
ancrage ont pris les rues d’assaut. Les trottoirs, aussi.

Elles sont juste assez rapides pour parcourir
efficacement une bonne distance en ville, et juste assez lentes pour apprécier
le paysage urbain, sans le moindre effort physique. Elles peuvent se substituer
au vélo, au métro, au bus, au taxi, à Uber… En voyage, en plus de donner des
pauses à mes pieds, j’ai découvert des rues et des quartiers à côté desquels je
serais autrement passée.

Du pied de la Tour Eiffel à la butte de Montmartre en passant par les berges de la Seine, j’ai redécouvert Paris à trottinette.

Partout

Je me suis abonnée à Lime, mais j’avais le choix
entre une dizaine de prestataires différents, tant à Paris qu’à Lyon. Ces
entreprises comptent toutes de nombreuses trottinettes disponibles en
libre-service à l’aide d’une application.

On repère les trottinettes avec son téléphone.
Géolocalisés, la plupart des véhicules se trouvent à l’endroit précis indiqué
sur la carte. Vous avez de la difficulté à en repérer un? Faites-le sonner! Si
vous tentez d’en emprunter un sans l’avoir activé, les roues bloqueront après
quelques mètres.

Avis aux voyageurs : vous devrez utiliser vos
données à l’étranger pour emprunter et faire fonctionner un véhicule. Et si votre
téléphone manque de batterie en cours de route, votre trottinette s’arrêtera elle
aussi. Je l’ai malheureusement testé pour vous.

Pannes

Il n’y a pas qu’à Montréal où le métro est trop
souvent en panne! J’ai été surprise à Lyon par un arrêt de service prolongé
alors que je devais attraper un train. Pas de temps à perdre : je n’étais
pas la seule dans la course aux trottinettes! Près de la station de métro, je
les voyais disparaître progressivement de mon plan. Les plus chargées en
premier, évidemment!

À 1 km de ma destination, ma trottinette a
commencé à montrer des signes de mort imminente, même si la batterie indiquait
au départ qu’elle survivrait sur une plus longue distance. Elle roulait de
moins en moins vite, jusqu’à ce qu’elle s’arrête, vidée. J’ai couru les
quelques centaines de mètres qui me séparaient de la gare juste assez vite pour
monter dans le train.

Pause trottinette sous l’horloge le temps de prendre une photo.

Obstacles

Les trottinettes sont compactes; leurs roues
aussi. Elles perdraient contre n’importe quel nid-de-poule se creusant sur le
chemin. Imaginez rouler dans les rues de Montréal, quand même les obstacles les
plus insignifiants peuvent représenter un danger!

Je l’ai expérimenté à Paris, alors que je traversais
une intersection. Je me suis fait surprendre par la chaussée inégale et me suis
retrouvée sans préavis en vol plané. Heureusement, j’ai réussi à atterrir sur
mes pieds et à exécuter quelques pas à la course pour éviter le pire. Ma
trottinette a quant à elle violemment piqué du nez avant de s’effondrer
bruyamment sur l’asphalte.

Mon conseil : faites attention à la
chaussée de Montréal. Elle sera traître!

En trottinette dans la Presqu’île de Lyon, téléphone en poche.

Comment ça fonctionne?

Démarrer

On repère une trottinette libre et chargée sur
l’application, puis on scanne le code QR sur le guidon. On se donne un petit
élan avec le pied et c’est parti! On accélère à droite, on freine à gauche et
on n’a pas de troisième main pour les selfies!
Le casque est obligatoire, mais parmi les centaines d’utilisateurs que j’ai
croisés en France, aucun n’en portait. Plus rapides en Europe, les trottinettes
sont limitées à 20 km/h à Montréal. Elles seront beaucoup plus lentes si vous
tentez l’ascension du mont Royal.

Payer

On paie à la minute, incluant celles où on s’arrête
en la réservant, le temps de prendre une photo ou de faire un achat. À
Montréal, le tarif est de 1$ pour démarrer et de 0,30$ par minute. On peut déposer
des fonds dans l’application, ou porter les frais à notre carte de crédit.

Terminer

On gare sa trottinette sans ancrage là où c’est
permis et on prend une photo de celle-ci. Si on s’apprête à l’abandonner dans
un endroit interdit, l’application avise l’utilisateur qu’une amende lui sera
imposée. À la demande de l’app, on évalue la qualité de notre trajet, puisqu’il
arrive régulièrement que des trottinettes soient fonctionnelles, mais pas en
parfait état. Le trajet et le coût sont ensuite affichés.

Remboursement

J’ai contesté par courriel des frais chargés à
ma carte de crédit pour deux trottinettes que j’avais supposément activées,
sans parcourir de distance. J’ai constaté le problème en consultant mon
historique dans l’application. Je ne sais pas s’il s’agit d’une erreur de ma
part ou de l’entreprise. Lime m’a toutefois répondu rapidement et remboursée
sur-le-champ. En cas de problème, je vous souhaite la même qualité de service.

À Montréal

En France, plusieurs passants se plaignent du
fléau. Avec raison. Elles sont électriques, silencieuses. Et puisque les
conducteurs de trottinettes sont souvent indisciplinés, elles peuvent surgir de
n’importe où dans la rue, sur le trottoir ou dans un parc. Déjà que les
automobilistes et les cyclistes ne sont pas reconnus pour être particulièrement
courtois à Montréal, imaginez quand on ajoute des trottinettes dans ce chaos!

S’inspirant des essais et erreurs des autres
villes, où leur utilisation est anarchique, Montréal lance son projet pilote
avec des balises strictes. Depuis son droit d’implantation le 6 juillet 2019,
Lime, dont Uber est actionnaire, a l’exclusivité de ce mode de transport. C’est
pour le moment la seule entreprise pour laquelle la Ville a délivré un permis
d’exploitation. Gageons que la compétition ne tardera pas à envahir les rues!

Un règlement municipal encadre
notamment le stationnement des trottinettes. Seuls les
supports à vélo (déjà encombrés dans plusieurs quartiers), certains coins de
rue (4 trottinettes maximum pourront être stationnées là où sont aménagées des
zones de dégagement de 5 m) et des aires de stationnement désignées pourront
les accueillir. Pas de chance de retrouver une trottinette dans le tunnel
Ville-Marie ou sur les marches de l’Oratoire!

Pour rouler
légalement à Montréal, il faut entre autres…

  • Être majeur (et avoir un permis de conduire)
  • Voyager solo (interdiction de transporter un passager, voire plus si vous osez)
  • Circuler là où c’est permis (autorisé seulement dans les rues de 50 km/h max et les pistes cyclables)
  • Tenir à sa tête (casque obligatoire)