3 jours dans le Parc national d’Acadia

Situé à 6h30 de route de Montréal et en bordure de l’océan Atlantique dans le Maine, le Parc national d’Acadia offre des paysages majestueux où les montagnes côtoient la mer. Au menu : randonnée, points de vue et baignade.

Jour 1 – Arrivée
au camping

Situé à quelques minutes du Parc national d’Acadia et en bordure de l’eau, Le Bar Harbor / Oceanside KOA sera notre port d’attache pour la durée de notre séjour

Le temps de s’installer, le soleil tire sa révérence et nous offre un magnifique spectacle que l’on peut admirer de notre site. Ça augure bien!

Jour 2 – On
explore le parc

Le coût d’accès au parc national d’Acadia est très raisonnable soit 30 $ pour un laissez-passer pour une voiture et est valide pour 7 jours. Il possible d’en faire l’achat en ligne ou sur place.

Par où commencer?

Nous choisissons de profiter des divers points de vue qu’offre le Park Loop Road.  En raison de sa beauté, cette route qui sillonne le parc dans le secteur du Mount Desert Island, fait partie de la liste des America’s Most Scenic Road Trips selon Travel+Leisure.

Notre
premier arrêt : le plus haut sommet de la côte Atlantique, le Cadillac Mountain. De là, nous avons un
point de vue imprenable sur les montagnes environnantes et la mer.

Bon à savoir : C’est à cet endroit que d’octobre à mars il est possible d’apercevoir le lever du soleil en premier aux États-Unis.

Une randonnée pas ordinaire

On reprend la route, direction la Precipice Trail, un sentier de 2,6 km avec une dénivellation de 300 m. Il ne faut pas avoir le vertige pour emprunter ce sentier escarpé! Pour arriver au sommet du mont Champlain, nous utiliserons les échelles et rampes mises à notre disposition.

Vous aimez la randonnée ? Découvres ici d’autres sentiers près de Montréal

Le défi a suscité un grand engouement chez mes adolescents. Un sentier pas banal avec en prime un point de vue magnifique au sommet.

À noter qu’en raison de la nidification des faucons pèlerins sur la face
est du mont Champlain, ce sentier est fermé approximativement de la mi-mars à
la mi-août.

Après cette randonnée sportive, on se dirige vers le Thunder Hole. L’endroit est magnifique, mais malheureusement, nous n’avons pas droit au spectacle unique qu’offre cette grotte semi-submergée.

En effet, celle-ci gronde une heure ou deux avant la marée haute. Ce phénomène naturel est produit par les vagues qui frappent l’intérieur de la  grotte de telle sorte qu’on a l’impression d’entendre le tonnerre, d’où le nom de l’endroit.

Après
une journée bien chargée, sur le chemin du retour, nous nous arrêtons à Bar Harbor le temps de déguster une
crème glacée au Ben and Bill’s Chocolate
Emporium
. Fait inusité, cette boutique offre une crème glacée au homard!
Nous ne l’avons pas testé.  😉

Jour 3 – On poursuit notre exploration du parc

Le
beau temps est encore au rendez-vous.

On reprend le Park Loop Road tôt le matin en espérant pouvoir stationner au Jordan Pond. En effet, la veille nous n’avions pas réussi à nous y arrêter, car le stationnement était complet. Ce n’est pas toujours facile de se stationner dans le parc…

Le Jordan Pond Nature Trail est un sentier plat et très facile de 5,3 km qui longe le lac. À mi-parcours, nous décidons de grimper un peu en empruntant Bubble Rock Overlook, un sentier qui nous mènera vers un sommet d’où il est possible d’admirer le Jordan Pond et au loin, la mer.

Bubble Rock Overlook

À partir du stationnement, il vous sera également possible de vous rendre au Jordan Pond House, reconnu pour son thé de l’après-midi. On n’arrive pas ici à l’improviste, car l’endroit est très populaire. Pour nous, ça sera pour une autre fois, car avec la chaleur, la plage nous appelle.

La plage

Notre dernier arrêt du jour sera Sand Beach. Après une journée de randonnée, il a fait bon s’y arrêter. L’eau est froide, très froide. On y va donc pour relaxer et profiter du décor. Les plus courageux tenteront peut-être une saucette.

Mes fils ont testé l’eau! Moi, je m’occupe de prendre les photos 🙂

Le Parc national d’Acadia a été à la hauteur de nos attentes et même plus. Nous y retournerons certainement pour découvrir d’autres portions du parc et marcher dans l’un des nombreux sentiers.

Liens utiles :

Site officiel du Acadia National Park : https://www.nps.gov/acad/index.htm
Hébergement dans la région : https://www.visitbarharbor.com/stay




Compostelle : Marcher seule, est-ce sécuritaire?

Au printemps 2014, j’ai marché le Camino Francés, une route qui me mènerait à Saint-Jacques-de-Compostelle et c’est seule que j’ai entrepris cette route mythique de près de 800 km. En tant que femme, est-ce sécuritaire de marcher le chemin de Compostelle? Ma réponse est oui.

À la fin de l’article, vous trouverez également deux recommandations pour la préparation de ce voyage unique.

Choisir son chemin

Il existe plusieurs chemins et plusieurs façons de faire le chemin de Compostelle. Il faut bien évaluer les options selon principalement notre condition physique et le temps que l’on dispose. La décision de partir seule était mon choix. Toutefois, ma sécurité était l’une de mes principales préoccupations. C’est pour cette raison que mon choix s’est arrêté sur le Camino Francés, la voie la plus fréquentée de toutes. Ça me rassurait de savoir que nous serions nombreux à le sillonner en même temps.

On n’est jamais vraiment seule sur le chemin

C’est un fait que j’ai vite constaté. Je pouvais marcher un bon moment sans faire de rencontre et m’arrêter le temps de sortir une collation et hop! un pèlerin apparaissait et me lançait à coup sûr un Buen camino (bon chemin!), la salutation officielle du Chemin. C’était rassurant.

L’entraide est présente

Après environ une dizaine de jours de marche et arriver ma première ampoule. J’étais bien préparé à cette éventualité, alors j’ai l’ai vite pris en charge et tout allait bien.

Lorsqu’après ma journée de marche j’enfilais mes sandales laissant ainsi apercevoir mon pansement au talon, il m’est arrivé à quelques reprises d’être abordé par des inconnus au cœur grand qui voulaient me venir en aide. Ainsi, pendant un souper au restaurant, une Américaine, que je n’avais jamais rencontrée, est venue m’offrir des pansements.

Quelques jours plus tard, un couple qui ne parlait ni français ni anglais a décidé de prendre en charge mon ampoule malgré mes protestations. Je me suis retrouvé le talon badigeonné d’une couche épaisse d’une crème inconnue à la plus grande satisfaction de mes bienfaiteurs.

J’ai assisté, tout au long de mon voyage, à de nombreux gestes de solidarité. Ça me réchauffait vraiment le cœur de voir. J’ai la certitude que vous allez, vous aussi, profiter de cette entraide.

On fraternise sur le chemin

Allez à la rencontre de soi, mais aussi des autres c’est aussi ça le chemin de Compostelle. Avec les jours qui passent, certains visages deviennent familiers. On s’échange des Buen camino et parfois la conversation s’engage le temps de parcourir quelques kilomètres et on décide à l’occasion de partager quelques jours de marche jusqu’à ce que nos chemins se séparent. Et si le hasard fait que notre chemin se recroise, c’est la fête comme si nous retrouvions un ami de longue date.

Ces rencontres font que vous n’êtes plus une simple inconnue sur le Chemin. On connaît votre nom, on s’informe des uns et des autres comme le prouve cette anecdote. En traversant un village, je croise un pèlerin qui me demande en anglais si je savais où trouver du Wi-Fi. À son accent, je devine qu’il est québécois alors je lui réponds en français. Il m’arrête et me demande si je suis Sophie(??!!! )Voyant mon étonnement, il m’explique qu’un pèlerin lui avait dit qu’une Québécoise au nom de Sophie (moi!) se trouvait sur le chemin.

Jour 1 : entre St-Jean-Pied-de-Port et Rocevalles

Quelques conseils de base

  • S’informer et se préparer : Participez à des conférences, discutez avec d’anciens pèlerins, lisez sur le sujet.  Vous partirez avec une plus grande confiance et pleins de trucs pour faciliter votre voyage.
  • Demeurer aux aguets : Bien que sécuritaire, il faut quand même être consciente de son environnement afin d’être prête à réagir lorsque le doute s’empare. 
  • Demeurer sur le chemin : Après avoir enfilé de nombreux kilomètres, il peut être tentant de prendre un raccourci. Le risque est plus grand de vous retrouver isolée, donc plus vulnérable. En demeurant sur le chemin, vous profiterez de la présence lointaine ou non des autres pèlerins
  • Informez vos proches : Le Wi-Fi est assez répandu dans les alberges et les cafés. Quotidiennement, informez  une personne de confiance du nom du village où vous vous trouvez.
  • Se déplacer le jour : En plus de vous déplacer sécuritaire, cela vous permet d’arriver tôt à la destination et ainsi avoir une place dans le dortoir de votre choix.

Voici deux recommandations pour vous aider dans votre préparation :

  • La Centre La Tiendra : Je recommande fortement l’atelier Bagages-voyages qui donne de judicieux conseils sur le choix du matériel à apporter et la préparation du sac à dos.  Avec votre liste en main, vous pourrez même faire de nombreux achats sur place puisque le Centre La Tiendra c’est d’abord et avant tout une boutique spécialisée dans la longue randonnée.

  • L’association du Québec à Compostelle offre un accompagnement au futur pèlerin : marches préparatoires, conférences, etc.  J’ai particulièrement apprécié l’activité Coup d’envoi qui se tient chaque printemps.  Une journée complète de formation qui se termine par une cérémonie où le futur pèlerin recevra sa crendencial, un document obligatoire qui est en quelque sorte le passeport du pèlerin.

Faites le chemin avec confiance. C’est une expérience enrichissante qui laisse sa trace pour toujours.  Buen camino!

Après 33 jours de marche, j’arrive à St-Jacques-de-Compostelle. C’est ici que mon Chemin s’arrêtera.




Renouer avec l’hiver au Parc des Hautes-Gorges

Il faut jouer dehors pour apprécier l’hiver. Malheureusement, cette année, la neige tarde à s’installer officiellement dans la grande région de Montréal. Début janvier, on décide de partir à la recherche de la neige et des activités uniques qu’elle nous permet de pratiquer. Direction : le parc national des Hautes-Gorges-de-la-Rivière-Malbaie dans la belle région de Charlevoix.

Marcher

Notre plan initial était de faire de la raquette. À notre arrivée au centre de service Le Draveur, on nous informe qu’il ne nous sera pas nécessaire de les utiliser, le sentier est damé.

Nous avions réservé nos places dans la navette des glaces,
un tout nouveau service de transport qui permet de se rendre confortablement
dans le secteur de l’Équerre en moins d’une heure. Le tarif est de 27 $ par
adulte (gratuit pour les enfants) pour un aller simple. 

On nous a recommandé d’ajouter une boucle d’un kilomètre
afin de voir la chute du Ruisseau Blanc. La température est clémente alors on
en profite pour ajouter ce sentier à notre parcours.

Chute du Ruisseau Blanc

On entreprend le sentier qui nous ramènera au centre de
service. Longeant la rivière Malbaie, le sentier est large et permet d’accueillir
plusieurs types de randonneurs (marche, fatbike, ski de fond, etc.). Il est
facile d’y marcher malgré la neige.

À mi-parcours, à la Pointe aux Inukshuk, un abri chauffé
nous attend. C’est ici que nous dînerons.

En moins de 3 heures (incluant la pause repas), nous avons
parcouru près de 8,5 km sans grande difficulté.

Glisser

À notre plus grand plaisir, nous découvrons à notre arrivée que nous pouvons glisser. On y va pour quelques descentes!

Patiner

Après la marche et la glissade, on a enfilé nos patins pour
profiter de l’anneau de glace et du paysage unique de l’endroit.

Le grand air nous a fait du bien. Qui a bien dormi ce soir-là? Je vous laisse deviner.

Renseignements
utiles :
Tarification d’accès au parc : 8,60$ par adulte et gratuit pour les enfants de 17 ans et moi

Il est recommandé de réserver vos places pour la navette des glaces au 1 800 665-6527.




La petite école, un restaurant à découvrir à Ste-Julie

Situé au cœur du vieux Ste-Julie, ce restaurant est installé dans l’ancienne petite école du village, un bâtiment centenaire qui n’a rien perdu de son cachet. La petite école servira à l’éducation des enfants du village jusqu’en 1958.

On apprécie le charme de l’endroit et les clins d’œil historiques et thématiques : menu attaché à une tablette à pince, photos de classe en noir et blanc, tranche à papier et pupitre. C’est chaleureux et de bon goût.

La petite école offre un menu d’inspiration française et quelques options végétariennes. Le chef propriétaire, Jean-François Allard (ancien chef de l’Assommoir), se permet d’offrir aussi sur l’ardoise des repas selon l’inspiration du moment et les produits locaux disponibles.

 

Sur la photo, on peut voir quelques plats de la carte régulière :
la betterave et chèvre des neiges, albacore rougi en tataki à la cameline de St-Édouard et la trilogie de crèmes brûlées. Miam!

On doit s’attendre à débourser entre 38,50 $ et 50,50 $ pour un repas comprenant une entrée, un plat principal et un dessert. C’est un montant juste pour la qualité du repas. Toutefois, j’aurais quand même apprécié voir une table d’hôte sur le menu.

Un chef présent et impliqué

Ne soyez pas surpris de croiser le chef, il sort souvent de sa cuisine pour venir « jaser » avec les clients. Il apprécie grandement cette proximité et je crois que les clients aussi.

Gin gin!

La petite école offre près d’une cinquantaine de gins différents, dont près d’une vingtaine du Québec. N’étant pas une grande fan de gin pur, j’ai opté pour un délicieux cocktail, le Negoni québécois.

Leur slogan : Bouffe, gin, plaisir. C’est ce qui vous attend à La petite école. On a passé une agréable soirée et on a bien mangé. Une belle découverte!

Informations pratiques

Promotions en cours: Le mardi tartare à seulement 16$ et les jeudi entrées à 50% de rabais

Ouvert du mardi au samedi

611 rue St-Joseph, Sainte-Julie

Réservation : (450) 922-9009

Facebook : https://www.facebook.com/restolapetiteecole
Site web : https://restaurantlapetiteecole.com/