Islande : 9 jours hors des sentiers battus

C’était mon rêve depuis des années : partir en Islande. Je l’ai fait cet été et la réalité a dépassé mes attentes. Je suis partie 12 jours en juillet dont 9 en trek.

Je suis partie avec une agence (voir un peu plus bas la partie « Avec qui partir » pour en savoir plus sur l’agence).

Il y a de quoi être sous le charme de ce bout de terre volcanique perdu en pleine mer : les paysages sont magnifiques, les contrastes de couleurs sont incroyables, on vit 4 saisons en 1 journée, les paysages sont très diversifiés et sauvages à souhait.

Là-bas, la nature est brute et sans compromis. Elle se donne toute entière dans sa beauté la plus pure : geysers, fumerolles, caldeiras, trolls (morceaux de lave pétrifiée), chutes d’eau, sources d’eau chaude, glaciers, etc. Grâce à une géothermie très active, un même endroit peut être différent d’une année à l’autre.

En arrivant, j’ai passé la journée à Reykjavik. C’est une jolie petite ville côtière à taille humaine. J’y ai mangé de très bons poissons dont la spécialité, þorskur, à base de cabillaud et de patates. J’ai passé la nuit à l’hostel Kex, situé juste en face de la mer. Très bien situé, il est abordable pour le prix (n’oublions pas que la vie en Islande est très chère), propre et calme. Il y a des petits concerts parfois le soir.

Quelques restos sympas et pas trop chers à Reykjavik : Salis Valka (spécialité de poissons), café Babalu (crêpes), Road house (on y mange de bons burgers, ambiance USA avec une touche Islandaise), le resto de l’hostel Kex (bons plats typiques).

Des must à visiter à Reykjavik : Harpa (salle de concert avec une architecture particulière qui joue avec la lumière), Musée National d’Islande (parfait pour avoir une bonne idée de la culture et l’histoire Islandaise), le port avec ses petits cafés sympas, l’église Hallgrimskirja, le sentier qui longe l’océan avec la sculpture Solfar (qui représente un bateau).

Quelques spécialités à goûter absolument : poisson fumé, þorskur, morue, hareng, saumon, mouton, skyr (fromage blanc Islandais – on en retrouve au Québec depuis peu).

Le lendemain, le trek commençait. On est venu me chercher à l’hostel et on a pris des petites routes pour rejoindre le groupe de randonneurs. 2h en 4×4 à rouler et traverser des petites rivières puis arriver finalement dans des endroits superbes.

Tout au long du trek, j’ai marché avec 3 groupes différents car l’agence combine différents circuits donc mix différents groupes. C’est toujours agréable de rencontrer de nouvelles personnes et partager avec elles la découverte du pays. Ces moments forts et intenses en petits groupes (max 10 personnes) font partie du trek et c’est une des raisons pour lesquelles j’aime tant ça!

J’ai marché avec des randonneurs qui venaient d’un peu partout dans le monde : Afrique du sud, États-Unis, Suisse, France. Un bel échange interculturel et parfois, des amitiés.

J’ai dormi dans 3 refuges (Hvanngil, Dalakofinn et Strutur). Et nous portions uniquement nos sacs de la journée. C’est bien appréciable d’avoir un sac léger pour marcher. Le 4×4 nous amenait d’un refuge à l’autre avec toutes nos affaires.

J’ai également fait de belles rencontres avec des Islandais qui tenaient le dernier refuge. Ils le font de façon bénévole. On a partagé de bons moments avec eux. D’un abord un peu froid, les Islandais sont chaleureux et accueillants.

Quelques lieux magnifiques vus lors de notre trek :

  • Une partie du sentier Laugavegur (c’est le seul sentier fréquenté que nous avons foulé).
  • Montagnes : Hekla, Laufafell, Strútur, Maelifell (cette montagne est particulière : on peut y voir 3 formes de visages)
  • Source chaude de Strutslau
  • Lac de Hólmsárlón
  • Rivière de Hólmsá
  • Glaciers : Mýrdalsjökull
  • Caldeira de Torfajökull – Hrafntinnusker

Terre de contrastes aux couleurs changeantes

Végétation philonotis

Les fameux trolls

Vue sur le glacier

Sur le glacier

Voyez-vous les 3 visages ?

Linaigrette

Encore du philonotis

On se croirait sur la Lune !

Sources d’eau chaude

Fumerolles

Quelques particularités :

  • La météo : on peut retrouver les 4 saisons en 1 journée, d’où l’importance de prévoir une tenue en conséquence (prévoir plusieurs couches). Allez jeter un œil à l’article Les must pour faire un trek. L’été dans les hautes terres, la journée, il fait entre 5 et 15 degrés (proche de 0 degrés sur un glacier).
  • La végétation : le sol est mou la plupart du temps. Eh oui, l’Islande étant une terre volcanique, c’est de la lave sous nos pieds, qui a durci évidemment. On marche aussi souvent sur de la mousse. Très agréable pour les pieds! Le philonotis, cette végétation verte fluo mi-mousse mi-algue qui retient des gouttelettes d’eau comme des petits diamants. La linaigrette est une fleur de coton blanche. Avec le vent, on dirait que cette fleur est tout le temps décoiffée!
  • Les animaux : on y croise beaucoup de moutons en liberté (des blancs et des noirs). Ils sont lâchés en pleine nature tout l’été puis rassemblés tondus et mangés l’automne. Pour les passionnés d’ornithologie, c’est parfait! Beaucoup d’oiseaux à observer : lagopèdes, bruant des neiges, courli corlieu, grand corbeau, oies sauvages, canards, cygnes, macareux, etc.
  • Les couleurs et leur contraste : un vrai plaisir pour les yeux! Des montagnes jaunes, rouges, vertes, marrons, beiges, un désert de sable noir sur une quarantaine de km (entre 2 glaciers), contrasté avec les névés de neige, le philonotis vert fluo le long des cours d’eau, les lacs verts ou turquoise ou encore les sources d’eau chaude avec de la glaise gris-bleue (silice). De toute beauté!
  • La lumière : le ciel est souvent ponctué de nuages avec des percées de soleil. Et quand ces percées illuminent une partie de montagne, c’est splendide! L’été, il n’y a pas d’obscurité totale. Le soleil se couche mais il reste une semi-obscurité. C’est assez déstabilisant de constater qu’à minuit, il fait « encore jour »! Les couchers de soleil y sont magnifiques!

Avec qui partir ?

J’ai fait le trek avec une agence spécialisée dans les circuits hors sentiers battus : Fjallabak.

Le trek que j’ai fait est dans les Hautes terres, au sud de l’Islande entre 2 glaciers.

L’agence Fjallabak a été fondée, il y a 48 ans, par un globe-trotter Français, Philippe Patay, passionné de voyages, de découvertes et de trek. Maintenant à la retraite, c’est sa fille qui a repris l’agence, d’une main de maître. Philippe est littéralement tombé amoureux de l’Islande. C’est rare aujourd’hui de trouver des agences si compétentes et professionnelles où les gens qui y travaillent ont à cœur leur métier et le font avec passion. Ce qui m’a séduit par-dessus tout : l’agence a gardé son âme et a résisté à la tentation commerciale.

Le guide, Yoan, connaît l’Islande comme sa poche (il la parcourt de long en large depuis 10 ans et est lui aussi tombé amoureux de cette île!) et nous a amené dans des endroits magnifiques, sauvages, reculés, où on ne croisait personne. Parfois, on retrouvait des pas d’anciens de ses groupes datant de plusieurs semaines voire plusieurs mois. En plus d’être compétent, efficace, drôle, sympathique et à l’écoute de chacun de nous, il nous cuisinait de super bons plats. Moi qui aime tant le poisson, je me suis régalée avec des sandwiches au gravlax de saumon ou encore un souper de joues de morue! Bref, j’ai adoré notre guide!

L’Islande, je pourrais en parler encore longtemps mais il faut que je m’arrête à un moment donné! Il faut la voir de ses propres yeux pour s’imprégner de toute sa beauté.

Dès que j’ai commencé le trek, je me suis dit « je vais y retourner un jour, c’est sûr! ». Je ne sais pas quand mais je sais que ce sera avec l’agence Fjallabak 🙂

Si vous y allez, mettez vos commentaires, je suis curieuse d’avoir vos impressions!




Les must pour faire un trek

Faire un trek, ça ne s’improvise pas et encore moins l’équipement et la préparation.
Je l’ai appris à mes dépends lors de mon trek de 9 jours en Islande cet été. Je marchais en moyenne 7 à 8h par jour soit une vingtaine de kilomètres.
Cette expérience m’aura appris deux choses : bien se préparer et bien s’équiper !

Bien se préparer

On a beau faire de la marche en ville ou du cardio et des machines en salle régulièrement, il est important de préparer nos chevilles, nos pieds et nos jambes à la marche en montagne. Faites des randonnées les week-ends qui précèdent votre trek pour habituer votre corps à marcher longtemps sur des sols instables ou caillouteux.
Évidemment, utilisez les chaussures de randonnée que vous utiliserez lors du trek. Si elles sont nouvelles, « cassez-les » (donc habituez-vous y) avant de partir en trek. Ce petit détail m’a valu une tendinite du talon d’Achille en utilisant de nouvelles chaussures de randonnées lors de mon trek. Si vous n’avez pas la possibilité de vous y habituer avant, amenez une veille paire de chaussures de randonnée dans lesquelles vous êtes à l’aise.

Bien s’équiper

Avant de partir, j’ai acheté quelques vêtements et accessoires qui m’ont été bien utiles et qui étaient de qualité mais ça n’a pas toujours été le cas. Conséquence : j’ai particulièrement mal vécu le moment sur un glacier lorsque mes 5 couches étaient complètement mouillées et que je ne sentais plus mes extrémités tellement j’avais froid…
Voici quelques must :

Vêtements :

  • Un gore-tex! Ça coûte une fortune mais ça vaut la peine d’avoir une veste et un pantalon en gore-tex. C’est résistant et imperméable. Avec un rebord sur la capuche pour éviter les gouttes de pluie qui tombent dans les yeux.
  • Du textile en laine mérinos : chaussettes, t-shirt et bandeau. L’avantage : c’est léger, respirant et surtout, ça ne garde aucune mauvaise odeur. Donc on peut les mettre plusieurs jours. Le bandeau est pratique : on s’en sert autant pour le cou que pour la tête.
  • Une veste de pluie, légère, résistante et imperméable (qu’on enfile par-dessus la veste en gore-tex).
  • Un pantalon de pluie, légère, résistante et imperméable (qu’on enfile par-dessus le pantalon en gore-tex)
  • Des chaussures de randonnées imperméables et adaptées à vos pieds. Si elles sont rigides, c’est mieux qu’elles le soient partout. Mes nouvelles chaussures de randonnées étaient rigides à l’arrière et souples à l’avant donc à éviter.
  • Des mitaines ou gants imperméables.
  • Un bonnet avec du polaire à l’intérieur.

À faire : superposez vos couches de vêtements car le temps est souvent changeant lors des treks en montagne.

Accessoires :

  • Un sac à dos (pour la journée) adapté à sa morphologie.
  • Des bâtons de marche : dans les montées, ça libère 20 à 30 % de notre poids et dans les descentes, ça soulage les genoux.
  • Une serviette de toilette en microfibre : ça sèche très vite et ça ne prend pas de place.
  • Plusieurs chargeurs pour le téléphone et l’appareil photo. J’ai testé le chargeur solaire qu’on accroche au sac à dos. Pas un gros succès car le temps était peu ensoleillé lorsque je l’ai utilisé mais à tester lorsqu’il fait très beau.
  • Des huiles essentielles : des solutions naturelles et douces idéales pour les petits bobos.
  • Des pansements type Compeed pour les ampoules.
  • Des bandes pour les foulures ou entorses.
  • Des bandes chauffantes qu’on peut glisser dans les mitaines ou chaussures. Leur action chauffante dure quelques heures.

Voici quelques marques chères mais de très bonne qualité :

  • Fjall Raven
  • 66 Degrees North
  • Osprey
  • North Face
  • Arcteryx

Vous avez d’autres must à partager ou des conseils à donner ? Dites-le nous en commentaires!

Bon trek !




Prêt-à-camper de dernière minute près de Québec (Forêt Montmorency)

A 69 km de la ville de Québec, se trouve un secret bien gardé: la Forêt Montmorency. Elle est bien reconnue pour ses activités hivernales , mais peu fréquentée l’été.

Forêt Montmorency
Environnement vraiment sauvage et pas cher. J’ai séjourné en prêt-à-camper (le refuge Poirier)  et je n’ai rencontré PERSONNE pendant 2 jours sauf Remi Girard à la guérite du parc (eh oui, il tournait un film).
On est vraiment dans un environnement de « ma cabane au Canada «. Porc-épic, mulots, tamia, loutre et truites ont été nos compagnons durant nos 48 heures passées  là-bas.

Randonnée à la Forêt Montmorency

Il y a 37 km de sentiers pédestres. Puisque les sentiers sont peu fréquentés l’été, ils sont donc pas très bien balisés et entretenus. Pour randonneurs avertis seulement. Ces sentiers seront préférables pour la raquette en hiver.

Pêche à la truite indigène

Les amateurs de pêche en rivière seront comblés, plusieurs fosses et rivières larges et dégagées.
Pêche en lac ou en rivière (en lac complet pour 2018 car quota atteint). Frais de 25$/personne par jour pour 15 truites.

Où dormir à la Forêt Montmorency ?

Trois choix de logements s’offrent à vous et il reste encore des disponibilités en août et sept 2018. Vous pouvez consulter ce lien.
  1. Six refuges rustiques donc pas d’eau courante, pas d’électricité, toilette sèche et on doit apporter son tapis de sol. Prix: 118$ la nuit

    Refuge Poirier
    Refuge Poirier

  2. Au Pavillon il y a 56 chambres avec toilette à partager. Prix: 104$/nuit par personne incluant 3 repas
  3. Tente Hékipia: Vraiment mon coup de coeur, la tente est situé au pied d’une cascade. Eau non potable, douche, BBQ et poêle au gaz. On dort sur des lits de camps. Prix: 107$/nuit

    Tente Hekipia

    Rivière Montmorency
    Cascades devant la tente



Un petit coin de paradis au Panama

Santa Catalina au Panama est un petit village de pêcheurs qui a vécu dans la solitude jusqu’aux années 70, pour devenir au fils des ans le paradis du surf, du snorkling, de la nature encore intouchée qui offre un spectacle magnifique.

Un snorkling avec une diversité abondante !

Notre plus BEAU snorkling 🐟🧜‍♀️ à vie ! Le parc national de Coiba est une réserve marine au large de la côte Pacifique. Il est composé d’un groupe de 38 îles, y compris l’île de Coiba. Plusieurs compagnies offrent des sorties au parc (80$ US avec Coiba Express) et inclus le dîner sur une île déserte sur une plage de sable dorée. Requin 🦈, dauphin 🐬, tortue 🐢, baleine 🐳, crocodile 🐊 poisson 🐠 , raie et étoile de mer 🌊 tout ça dans la même journée !!! Ici on retrouve la même faune aquatique qu’aux îles Galapagos 🏝mais c’est moins compliqué de s’y rendre et plus économique. 100% sauvage, car ces îles servaient de prison jusqu’en 2004. On me conseille aussi le village de Portobelo pour la plongée ou le snorkling sur la côte des Caraïbes.

Plage du parc national de Coiba , l’eau est à 29 degrés !

Plage de sable noir à Santa Catalina

Journée à la plage et surf ? La plus belle plage accessible facilement du village est la plage Estero. Son sable noir donne un aspect totalement sauvage. Si vous avez envie de surfer c’est au Oasis restaurant & bar qu’on offre des cours à 30$ US/heure. L’avantage est que ce camp de surf est directement sur la plage sauvage de Estero, donc pas besoin de transporter sa planche bien bien loin. 

Plage Estero à Santa Catalina

3 questions rapides pour Zian

Zian est Suisse expatrié ici depuis 2 ans, il nous fait découvrir son pays d’adoption.

Rencontre avec Zian

1. Un endroit secret ? Un petit sentier qui se nomme PUNTA qui longe la côte pour y voir LE coucher de soleil ! On peut aussi admirer des surfeurs expérimentés (à cause de la présence de rochers) à marée haute. On s’y rend au bout de la rue de Jammin pizza (super bonne pizza au feu de bois), on prend le petit sentier à gauche de l’hôtel Vista Coiba.

Coucher de soleil à la Punta

Après la petite rando, on avait envie de se rafraîchir. Nous sommes allés au Villa Coco hôtel, leur piscine est accessible à tous (10$/jour par personne et 5$ pour les enfants). La plus belle piscine à débordement du coin dans un endroit paisible et luxuriant.

La piscine à débordement de Villa Coco

2. Ton spot préféré pour manger ? Pour un choix local, il conseille le Chillin Guito, plus particulièrement le plat de pâtes aux langoustes ou aux crevettes . Pour un choix plus international Le Resto Iguanito offre la cuisine la plus raffinée du village (notamment leur filet de bœuf et leur poisson).

3, Est-ce que c’est dangereux de voyager au Panama? Non, le pays est très sûr. Il faut quand même éviter le quartier de Chorillo à Panama city et la ville le Colon. Ici, peu de vols et de crimes. Il faut noter que le gouvernement a changé depuis mai 2019 (social démocrate) et beaucoup d’espoir est fondé pour un gouvernement qui aura plus d’ouverture sur le monde.

Plus d’info ici sur la sécurité en Amérique latine, un article qui répond à la question: Voyager dans le sud en toute sécurité, c’est possible.

Eau cristalline du parc national de Coiba

Où loger ? Nous avons séjourné au Pélicano Hostal et avons adoré l’ambiance, la propreté et le service amical et attentionné de Zian. Les déjeuners qui changent à chaque jour sont juste trop bons ! L’hôtel est à 15 minutes à pied du centre et on vous passe gratuitement des vélos si vous avez envie de vous promener dans les alentours. Pour de bons conseils avisés, n’hésitez pas à lui poser des questions, il sera bien vous conseiller sur les activités et resto du coin.

3 chambres sont ici disponibles au Pelicano Hostal

Le meilleur déjeuner en ville pour les clients du Pelicano hostal

J’ai donc découvert une région du Panama d’une grande richesse naturelle qui est peu développée et c’est ce qui la rend si agréable et différente. Un vrai coup de coeur❤️❤️❤️